Les lumières obscures
Présentation en anglais de l’exposition organisée à Genève du 15 au 26 septembre 2014, consacrée aux œuvres d’Alexandre ALPEYRIE dans le cycle « European Roots ».
Lire l’articleUne œuvre traversée par la lumière, la nature et la profondeur du regard. Un territoire où l’image rencontre les mots.
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Artiste formé aux Beaux-Arts de Paris, Alexandre ALPEYRIE explore depuis de nombreuses années la peinture, la photographie et la poésie.
Son travail naît d’une attention au monde : observer le ciel, retrouver la nature, laisser surgir une image ou une phrase. La création devient une manière d’habiter pleinement la vie et d’en révéler la part sensible.
Alexandre ALPEYRIE
Une sélection de sources françaises et internationales consacrées aux expositions, aux œuvres et aux publications poétiques d’Alexandre ALPEYRIE.
Présentation en anglais de l’exposition organisée à Genève du 15 au 26 septembre 2014, consacrée aux œuvres d’Alexandre ALPEYRIE dans le cycle « European Roots ».
Lire l’articleUn article culturel roumain reproduit, avec l’accord de l’artiste, deux créations sur iPad d’Alexandre ALPEYRIE : « Plus haut que le ciel » et « Peut-être la nuit ».
Voir l’article et les œuvresProjet artistique présenté au Comité des activités culturelles de l’Office des Nations unies à Genève, du 3 au 21 février 2014. Le catalogue réunit une notice consacrée à Alexandre ALPEYRIE et à sa peinture numérique.
Consulter le cataloguePage d’auteur présentant son activité d’artiste peintre, d’iPad artist et de poète, ainsi que ses publications sur la plateforme.
Voir le profilUn poème publié sur Plume de Poète, accompagné de liens vers d’autres textes d’Alexandre ALPEYRIE.
Lire le poèmePublication d’un poème d’Alexandre ALPEYRIE sur la rencontre, les livres et la mémoire amoureuse.
Lire le poèmeUne page consacrée aux créations musicales et visuelles contre les mutilations génitales féminines mentionne les œuvres picturales d’Alexandre ALPEYRIE, signées ALPERI.
Voir la mentionAlexandre ALPEYRIE développe une pratique où les disciplines se répondent. La peinture donne corps à la lumière, la photographie retient l’instant et la poésie ouvre un espace intérieur.
Matière, couleur et silence composent des présences. Chaque toile cherche moins à expliquer qu’à faire ressentir.
Quarante-trois œuvres où les couleurs, les signes et les mouvements se rencontrent. Cliquez sur une toile pour l’observer en grand.
Le ciel, la nature et les signes discrets du quotidien deviennent les fragments d’une poésie visuelle.
Quarante-deux images où le ciel, la lumière et les présences familières composent une poésie du quotidien. Cliquez sur une photographie pour l’observer en grand.
Une écriture attentive à l’intime, à la mémoire et au vivant — quelques mots pour rejoindre l’essentiel.
Des mots pour célébrer les liens, le vivant et cette douceur profonde qui accompagne l’effort de vivre.
L’amitié, tendresse tellement douce à mon âme
Amour pur tantrique et chaine d’or qui enserre les cœurs
Le coeur est un muscle puissant qui ne se laisse pas étouffer et la chair respire
La chaine d’or respire sur la chair et personne n’est oublié
L’amour de son prochain qui donne le sourire et se fond dans la sueur partagée, aimée et pardonnée
L’effort de vivre est tellement doux
J’aime l’ami qui sent mon bonheur, qui prend soin, qui lèche les plaies
Et je vis pleinement cette journée avec toi amie chérie, maintenant la main contre tes enfants pour les protéger
Tes enfants sont mes enfants
Tes amours sont miennes et ta délicatesse est unie dans mon sang chaud contre ton âme
Vas en paix vers la forêt, je veille sur toi
Et laissons nous embrasser par
Les arbres
Voyons les fleurs
Et les oiseaux
Libres…
Alexandre ALPEYRIE
Pourquoi les fantômes du passé ressurgissent-ils ?
Pourquoi les âmes damnées qui m’enserrent
Me font elles ployer sous le chagrin ?
Comment puis-je m’imaginer quelque discussion destructrice
Avec ces personnes qui me détestent
Et ne font plus partie de ma vie ?
Entouré d’amour, entouré d’amis
Comblé jusqu’aux tréfonds de l’âme
Je ressens pourtant sans cesse le tremblement dans la moelle de mes os
La présence insupportable de ce qu’il n’est même plus convenu d’appeler mes ennemis !!
Combats inutiles et joutes imaginaires
Font de moi un fantôme pâle défait
De sa chair
Il y a tellement de vanité et de mensonge
Dans les pensées et les songes
Je voudrais me libérer de tout cela
Mais c’est impossible. Je déchire
Ma peau de morts souvenirs
Et je souffre
Bêtement dans la cave humide du passé
Ignoble satan laisse moi par pitié…
Je ne te laisserai pas mon âme
En vérité
Je suis déjà au Paradis !
Et c’est une merveille que de vivre ma vie
Car ce sont finalement les méchants
Qui m’envient !
Alexandre ALPEYRIE
Ne plus faire confiance à mon esprit
La schizophrénie me ronge,
C’est comme ça
Tout ce que je pense est vicié
Je dois oublier mes paroles
Et mes actes regrettés
Il n’y a rien de vrai
Flotter sur l’éther de ma psyché
Sans me juger, jusqu’à la mort
Oh dieu dis moi que j’ai tort
Jamais je ne te croirai
Les endormissements terribles
D’os qui coince, de douleur
Laissent place au bout de longues heures
À des rêves malsains
Seigneur, dieu ou diable, tu m’as voulu ainsi
Devant toi je ne m’agenouillerai point
Ta cruauté est un coup de poignard
Au coeur de l’âme d’un misérable
Qui n’a rien demandé
Esprit disloqué, malade incurable
je prends ma patience en rage
Qu’attends-je finalement que des journées suivantes
Après l’étrangeté de mes nuits de cauchemars
Il est vraiment bizarre
De s’en remettre à l’art
Comme seul soulagement
D’un instant
Et ce qui reste n’est que de la torture…
Alexandre ALPEYRIE
Crois tu en Dieu ou crois tu en toi ?
Demanda l’homme sage à l’élève assoiffé
J’ai longtemps cru en Dieu, il me faisait peur
Répond l’élève
Mais aujourd’hui est mon jour de gloire
Car je crois en moi plus que tout au monde
As-tu besoin de gloire et de reconnaissance ?
Assurément j’en ai, celle de ceux qui aiment mon œuvre
Pour le reste, je n’en ai point besoin
Je me disperse à tous les vents
Et cela me convient
As-tu peut de mourir, Ô élève ?
Assurément non
Je n’ai peur de rien puisque tout a un sens
Pour moi
La souffrance a engendré l’artiste que je suis
Et cela ne mourra jamais
Je peindrai jusqu’à mon dernier râle…
Maintenant, je suis prêt
Un rêve intense m’a révélé
Poser la rage sur la toile n’est plus être malade
C’est un acte de héros !
Écrire est un acte de transmission
Et la maladie est maintenant épidémie
Car tout ce que je touche devient dangereux
Et ceux qui regardent prennent un peu de ma fièvre
C’est tout ce que je veux laisser au Monde….
Alexandre ALPEYRIE
Le prestige de l’amour fou est une histoire de sagesse
Comme toute sagesse se teinte d’un peu de folie, il faut savoir délirer sagement
Le serment de la bague est une histoire de prix
Le prix que l’on accorde à la vertu
L’honnête femme fait le bonheur de l’honnête homme
Il leur faut un brin d’intelligence
Et une carrure d’acier contre les événements
Quand le vent se lève, il faut que l’orage passe
Quand je sens ses lèvres, jamais ne me lasse
Et tout reprend à zéro
Une mathématique bien pratique contre l’ennui !
Et une précision qui ne rate pas sa cible
Les étoiles de mer constellent le ciel
Les étoiles demeurent au fond de l’océan
Le sac et le ressac nous les dévoilent
Et ainsi, marchant sur la plage
Nous nous prenons la main
… et la mort peut bien attendre !
Alexandre ALPEYRIE
Le ciel est jaune
Balayé de nuages sales
Des grêlons tombent
Sur le toit, dehors
L’herbe est-elle toxique ?
Les oiseaux, eux, semblent fatigués
Les insectes ne sont plus joyeux
De quel printemps parles-tu ?
En ces temps de poudre à canon
Pour des détroits pétroliers
La fièvre monte du sol
Dans les très riches déserts d’Arabie
Le firmament ne s’en soucie pas
Il est loin, pas concerné
Notre planète est vomissante
De notre saleté
Homme ! Lave toi !
Ta crasse empeste même l’eau
Qu’est ce qui va te purifier ?
Ton dieu seul te jugera
Tu périras dans la géhenne
Et, trop tard, tu comprendras …
Que tes péchés sont d’avoir sacrifié
La matrice de tes enfants
Terribles colères du tout-puissant
Terrible Terre en pourrissement
Tu paieras cher d’avoir voulu
Être riche sans vertu !
Alexandre ALPEYRIE
La pierre, la force, le granit
Impénétrables
Sont doucement réchauffés
D’une âme
Bien cachée et bien sereine
La force tranquille des dolmens
et des menhirs
N’importe quelle position en fait
Debout ou allongé
Respecte le souffle
Intérieur
Ia Lune apporte sa pâle lumière
Sur ces tas de pierre
Sacrés et innocents
Qui ont traversé
Les millénaires
Une peinture est très fragile
Et un poème s’envole
On dirait que ce sont les roches
Qui les expirent
Lentement…
Transpirant leur destinée
À qui veut bien les entendre
À jamais !
Alexandre ALPEYRIE
Sentir en soi, en son corps, en son esprit
Que l’on meurt d’une horrible maladie
Impression de souffrance à venir
Et qui vient et revient sans jamais repartir
Sensation de brûlure, de cancer d’estomac
Impossible de respirer, cœur qui bat
Trop vite et consume mon âme
Cette douleur assassine que je sens comme une lame
Transperce mon mental et me torture l’esprit
C’est un jeu dangereux auquel je me suis pris…
Ce n’est pas de la peur, c’est la fatalité
Qui s’impose à mon cœur, attendant, arrêté
Que mon angoisse, ma psychose et ma mélancolie
M’agitent dans le lit toute la durée de mes nuits
Douleur, perte de mon estime, horreur de vivre sans paix
Tout le temps torturé par les assassines années
Qui s’égrènent sans vouloir me laisser le loisir
De laisser libre cours à tous les beaux plaisirs
Dont l’existence est le fruit
Et ce fracas de la vie
Finira au tombeau sans que j’ai profité
Des moments magnifiques de ma jeunesse fanée …
Alexandre ALPEYRIE
Et pourquoi la rime serait la bienséance
Quand on est horrifié par sa propre existence
L’errance monotone des cœurs malades à en crever
De toujours être mis au pilori des soignés
Pourquoi le soin quand on attache l’homme
À un lit en fer sanglé de liens de cuir
Pourquoi, pourquoi ne pas plutôt en finir
Quand la fureur gangrène jusqu’au dernier atome
J’en appelle à toi, seigneur de psychiatrie
En effet je ne dormirai pas non plus cette nuit
Et toi qui es somme toute bonne personne
Tu fais revenir à moi les souvenirs des fantômes
Personnes humaines délirantes et fragiles
Qu’on écrase et enferme dans une pièce vide
Les longues minutes alors s’égrènent sur la pendule
Et le temps est tellement lent qu’on dirait qu’il recule
Connaître l’isolement et la contention
Est une expérience des plus délirantes
Pour le fou malheureux en qui plus rien ne chante
Que le relent silencieux de son intime oraison
Qui fait battre son cerveau de dedans sa prison
Le corps attaché, l’âme en déraison
Et ses hurlements
Que personne n’entend
Là-bas, dans la chambre tout au fond
Alexandre ALPEYRIE
Qu’est ce que c’est que cette machine violente
Qui s’empare du cerveau tronqué des schizophrènes ?
Pour aller vers sa timidité, l’âme emprunte des chemins tordus
Et repose en arrière
La tête complètement retournée
La nuque brisée
Dans le tombeau des anciens humains
Que l’on recherche sans respect
Os à nu pour le scientifique
Pour quoi faire ?
Le monde a le droit de vouloir comprendre
L’Égypte est violée et homo erectus
Chaque jour est chatouillé en vain par le pinceau
Et la pensée s’effrite comme la terre
On ne sait que revenir en arrière
Il n’y a plus de lumière huilée
La lampe a expulsé
Sa dernière lumière
Depuis longtemps
Attends que le monde revienne
Tu seras détruit par ton impudence
Et rien n’aura jamais ta chance
De vivre dans la destruction !
Tu mourras comme on t’a créé
Dans un spasme de volupté…
Alexandre ALPEYRIE
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